vendredi 22 décembre 2023

Mondialisation et Souveraineté.

 





Cet article aborde la question de la mondialisation et de la souveraineté au regard de la migration qui a été depuis l’antiquité un phénomène important. Il relate dans un premier temps, l’évolution et les manifestations de la mondialisation qui est fréquemment présentée comme étant un processus territorial dans l’histoire actuelle des relations entre les États basée sur la précarité de la situation et la qualité Parallèlement, il contient une analyse similaire en ce qui a trait au concept de Souveraineté expliqué premièrement, dans une perspective d’autonomie et dans un second temps, dans une perspective indépendante. Dans cet ordre d’idée, deux questions se posent au cœur de ce travail, à savoir : est-ce que la mondialisation créée une interdépendance majeure entre les États? Et, Dans un second temps, est-ce qu’il existe si oui ou non à l’heure actuelle, un domaine de l’État qui n’a pas été touché par la mondialisation.



Mots clés : Mondialisation, globalisation, Souveraineté


 

Historique De La Mondialisation


Pour certains historiens et géographes, la mondialisation est naturelle chez l’être humain car durant l’histoire ce phénomène à fait son cours partout dans le monde, notamment grâce aux conquêtes militaires et les explorations. Marquée par une tendance à échanger entre les peuples depuis l’Antiquité, les différentes civilisations ont ainsi développé des routes commerciales, les échanges entre les cultures avaient déjà commencé et on pouvait constater les phénomènes migratoires qui ont fortement contribués aux échanges entre les populations. Au lendemain de la découverte de l’Amérique en pleine croissance transatlantique, la Mondialisation commence à voir le jour. En effet, avec une accélération considérable lors du XIXème siècle, marqué dans un premier temps, par une élévation vers les années 1880 et 1914 sous l’influence des grandes puissances Européennes dont le rayonnement se rapporte à l’ensemble de la planète terre. Ébranlée dans un second temps, par la seconde guerre mondiale, la mondialisation s’effondre dans les années 1930, qui marquent le triomphe des stratégies de recul et d’enfermement. Cependant, cette dernière sera relancée par les États-Unis après la seconde guerre et connaîtra à la fin du XIXème siècle une accélération majeure.

Souvent présenté comme un processus visant à nier les spécificités territoriales et comme un mouvement que l’on ne peut renverser, la mondialisation est aujourd’hui une donnée essentielle marquante de l’histoire actuelle des relations internationales. Aussi, elle est présente à ce fait, non seulement dans le temps mais également, dans l’espace. Néanmoins, bien qu’elle soit actuellement inachevée en raison de vaste espaces non intégrées dans le marché national, la mondialisation est actuellement, un phénomène complexe qui suscite tantôt; des idées controversées et tantôt de veilles protestations. De ce fait, à partir des années 1960 et 1970, on constate l’accélération de la mondialisation avec l’ouverture des économies mondiales et le développement des politiques de libre-échange.



Mondialisation et souveraineté


Le terme mondialisation désigne l’expansion et l’harmonisation des liens d’interdépendances entre ; les nations, les activités humaines et les systèmes politiques à l’échelle mondiale. Parue au début des années 1980, la mondialisation trouve ses bases dans le cadre de travaux géopolitiques et économiques. Dès lors, elle soutire sa définition dans l’accroissement des mouvements de biens et de services, de main-d’œuvre, de technologie et de transferts et échanges internationaux. Il s’agit plus précisément de l’interpénétration des phénomènes divers résultants d’une situation d’interdépendance entre les différentes composantes de la société Internationale. À cet effet, elle ne peut être perçue simplement comme une situation de tendance exclusivement économique qui s’intéresse au simple fait des modalités du système marchand et à la production de biens et de services car, elle concerne des domaines hautement variés tels que ; la culture, les valeurs, l’information, la technologie, l’environnement, la politique, le droit...

Toutefois, pour exprimer les mêmes réalités et les mêmes idées à savoir, l’essor des nouvelles technologies de l’information, l’éclatement des échanges entre les nations et les marchés financiers... la terminologie anglo-saxonne retient le terme de la «globalisation »[1] . C’est pourquoi, qu’on utilise l’expression de mondialisation ou celle de globalisation, les deux tendent vers une perspective de description du processus qui va bel et bien dans le sens du dépassement des frontières.

C’est donc dans un tel contexte, que la mondialisation prend chaque jour une ampleur considérable qu’est la nécessité d’étudier, d’analyser et de comprendre la problématique de la souveraineté des États et l’interdépendance de ces dernières faces à l’accroissement de la mondialisation doit être posée.



En ce qui a trait au concept de souveraineté, ce dernier trouve ses origines dans le moyen âge, vers le milieu du XIIème siècle (au bénéfice de la monarchie contre les féodaux). Elle s’est par la suite précisée au XVIème siècle et au XVIème siècle en rapport direct avec l’apparition et la consolidation de l’Etat (Pris au sens propre et moderne du mot). Un tel concept étendu comme pouvoir ou puissance de l’État permet de présenter la norme prescrite par le souverain comme la première, l’initiale qui n’en résulte d’aucune autre puissance supérieure et énonce à cet effet, l’idée d’un pouvoir de commandement autonome. En outre, la souveraineté peut désigner selon Jean Bodin, le pouvoir de l’Etat, la capacité que possède ce dernier pour déterminer lui-même sans être soumis à un pouvoir supérieur ou extérieur. Par conséquent, elle peut se manifester de deux manières. Premièrement, dans une perspective d’autonomie c’est à dire, dans le sens que l’État est seul souverain sur ses membres et sur son territoire et ne peut donc être soumis devant une instance supérieure. Deuxièmement, dans une démarche indépendante, à savoir la primauté de la relation d’égalité entre les États la scène Internationale.

Avec l’apparition du phénomène de mondialisation qui installe une interdépendance entre les États, la question de la souveraineté est mise en cause. Et, face au relancement du nouvel ordre mondial actuel les interrogations et les réflexions sur la notion de la « souveraineté des États » est au centre des débats. Ce qui nous amène aujourd’hui, à nous interroger, nous questionner sur l’influence de la mondialisation au regard de la souveraineté des États. Ce faisant, notre travail s’articulera en deux (2) points clés:

Dans un premier temps, que peut-on comprendre de la souveraineté des États, dans une époque où la mondialisation créée une interdépendance majeure entre les États? Dans un second temps, nous analyserons si oui ou non il existe à l’heure actuelle, un domaine de l’État qui n’a pas été touché par la mondialisation.



À la première question, il existe une pluralité de réponses tant la mondialisation joue un rôle prépondérant qui affecte plusieurs domaines. En effet, avec l’élan de de la mondialisation on remet en cause le principe du libre choix de chacun dans la limite des droits et des obligations mutuellement reconnus par tous. Aussi, on constate de plus en plus une limitation de la capacité de l’État pour satisfaire certaines demandes sociales. Avec la mondialisation on assiste de nos jours, à une uniformisation basée sur le modèle de la culture occidentale qui, renforcée par la mondialisation et par les nouvelles technologies de l’information et de la communication des pays du Nord et des institutions internationales à exercer sur les pays du Sud une pression politique, économique et culturelle pour défendre la thèse de l’affaiblissement de la souveraineté des États. Par ce fait, la mondialisation devient une forme universelle d’État, tout en exacerbant le besoin du local et du national.

De plus, face à une économie mondialisée, les États ont la possibilité de se côtoyer dans leurs relations commerciales mais également géopolitiques. Depuis, la seconde moitié du XIXème siècle, ils ont créé des institutions internationales afin d’unir leurs forces pour faire face aux problèmes universels. Ces institutions étant variées : elles agissent chacune dans un domaine précis. Nonobstant, par les règles qu’elles imposent aux États, ces institutions internationales semblent faire obstacle à la souveraineté des États si l’on se réfère à la définition précise de la souveraineté énoncée par Jean Bodin.[2]

Un autre exemple qui appuie l’idée que les institutions internationales empêchent ou limitent la souveraineté des États est le fait que, certains États, sont soumis à des contrôles de comportement qui limitent leurs compétences car, ces derniers, veulent veiller au bien-être et à la prospérité de leur peuple au niveau mondial.

Ce processus transfrontalier et transnational, qu’est la mondialisation modifie considérablement le schéma de la souveraineté et suscite une remise en cause de cette dernière.


Les deux guerres mondiales ont contribué de façon significative dans la transformation des relations internationales. Ainsi, Les États sont devenus interdépendants et ont développé des rapports de coopération entre eux et avec les organisations internationales, ce qui a entraîné une institutionnalisation de la politique internationale. En effet, à une ère où le système démocratique tend à devenir un système universel et une norme de droit International public les États, composantes principales de la société Internationale se voient imposer une limite à leur souveraineté et une soustraction de certaines libertés de bases. Et, sont par conséquent, soumis aux prérogatives du droit International. Pour justifier la nature de la souveraineté des États par rapport au poids de la mondialisation dans les relations internationales il faut prendre en considération dans un premier temps, sur le plan économique, la tendance à l’universalisation du système de l’économie libérale. Dans un second temps, la tendance à l’uniformisation des idéaux et des valeurs occidentales au détriment de la spécificité culturelle de chaque État. Il y a donc une multiple interdépendance croissante ; avec la mondialisation aucun État ne peut être totalement souverain parce que, les institutions internationales ont tendance à trop s’interférer dans les politiques nationales. Tout bien considéré, les impératifs du phénomène d’interdépendance croissante entre les États font de la souveraineté une notion en crise et en profonde mutation. Pour la majeure partie des États de la planète, la notion de souveraineté se voit de jour en jour perdre son essence et, par cela, ne constitue plus ce qu’elle était ou ce qui faisait son contenu tant qu’elle est aujourd’hui confrontée à de nouveaux défis.




À dire vrai, il n’est guère de domaine relevant de la compétence des États, qui ne soit, plus ou moins touché par l’application des normes universelles. En effet, que ce soit ; l’économie, le social, la culture, la politique, le Juridique... tous ont été affectés à des degrés différents par le processus de la mondialisation. Les États de nos jours, sont confrontés à l’incapacité de contrôler leurs économies et leurs monnaies. D’autant plus que, les modes de régulation traditionnelle ne soit plus optimale et que le droit interne n’a plus les mêmes capacités pour assurer la fonction pour laquelle il a été érigé. L’État fait donc l’objet d’une redéfinition restrictive et réductrice de son rôle et de ses pouvoirs. Sa capacité de régulation de l’économie, de l’information, de la communication tout comme sa souveraineté monétaire et son unité sociologique et culturelle s’en sont trouvés amoindries et vides. Dès lors, le phénomène de la mondialisation menace de remettre en question les fonctions classiques de l’État dans le cadre de l’exercice de sa souveraineté. On constate également, avec la mondialisation la fin du national dans le domaine économique. Par conséquent, on ne parle plus d’économie internationale dans le sens classique du terme, il convient dès lors, l’utilisation du terme économie mondiale ou globale. Ce faisant, on assiste à une valorisation de l’espace économique national comme cadre de référence stratégique prioritaire.

D’autre en plus, avec l’écoulement des pays socialistes, basés sur un modèle de planification et d’organisation de l’économie, il y a une croissance importante du rôle du droit International économique générale. À ce stade, il n’existe plus qu’un seul modèle économique dominant Aussi la souveraineté s’est également érodée par le dessus, à la fois par le nombre croissant de traités et réseaux internationaux, qui forcent les États à explicitement reconnaître les pouvoirs au-dessus d’eux-mêmes (comme c’est le cas des États membres de l’Union Européenne, ou de ceux qui ont ratifiés la Cour Internationale Criminelle). Avec la mondialisation, l’État n’est plus un « tout » comme veulent bien le prétendre les souverainistes traditionnels, mais seulement une « partie », et est forcé de négocier son propre rôle et son propre pouvoir avec d’autres « parties » sous la forme d’une gouvernance multi-acteurs et multi-niveaux.




Conclusion


Au terme de cette analyse relative au sujet des manifestations de l’atteinte à la souveraineté des États conséquemment au phénomène grandissant de jour en jour qu’est la mondialisation, il est tout à fait normal de conclure que cette dernière perturbe énormément l’ensemble des fonctions de l’État, voire sa légitimité même, tout en conduisant à une réduction progressive des domaines relevant de la compétence exclusive de l’État.

S’il fut un temps où les Etats conservaient encore leur souveraineté, ne serait-ce que par l’instauration de frontières, il semble aujourd’hui que le marché s’y substitue, s’insérant jusque dans le domaine de la loi et des instances régaliennes. La souveraineté de l’État a donc changé et a connu une érosion du fait de la croissance des pouvoirs locaux et régionaux, qui se plaignent, négocient et souvent conquièrent sur le terrain leur propre autonomie.

Somme toute, il est clair que, la souveraineté s’est également érodée par le dessus, à la fois par le nombre croissant de traités réseaux internationaux, qui forcent les États à explicitement reconnaître les pouvoirs au-dessus d’eux-mêmes (comme c’est le cas des États membres de l’Union Européenne, ou de ceux qui ont ratifiés la Cour Internationale Criminelle). À ce stade, il est crucial pour nous de poser la question suivante : quel avenir pour les États souverains face à l’émancipation graduelle que connaît la mondialisation ?

 



 



[1] Au sens économique, la globalisation est le processus d'internationalisation des transactions industrielles, commerciales, financières. Il est lié à la libéralisation des échanges et à leur intensification.

 

 


[2] Jean Bodin : Jurisconsulte, philosophe et économiste, précurseur de la pensée en matière de souveraineté, auteur des « six livres de la République » publié en 1576






Bibliographie et Sitographie



La souveraineté à l’heure de la Mondialisation, Michel VENNE.



https://géopolitique.fr/ Mondialisation et la Souveraineté.



Globalisation et souveraineté des États, Luis Miguel Hinofosa Martinez (Professeur titulaire de Droit International Public et de Relations Internationales à l’Université de Granada).



 Schlosser, O. (2015). Les défis de la souveraineté dans un contexte de mondialisation économique et de réflexivité juridique. Raisons politiques, (57), 31-48.



Création du monde ou la Mondialisation, Nancy JEAN LUC, Paris, éditions Galilée, 2002, p.9.



Souveraineté de l’État et puissance de l’État, Boris Barraud, Docteur en droit.



www.Docdujuriste.fr



www.Cours-de.droit-net.fr



 

 

Cynthia MAXI, Staff Communication BDN




 

 

Timoun San Tras/Timoun Pa Dwe Viv Ak Mak



Depuis ces cinq dernières années, le club de débat de Bourdon dans l'objectif d'organiser des mini-sensibilisations dans les zones, Christ-Roi, Bourdon, Lalue, etc., a l'habitude de passer dans les rues, dans les maisons et avec des groupes de personnes afin de traiter certains sujets parmi lesquels : la mauvaise utilisation des téléphones portables, la prise de médicaments sans ordonnance, les fake news, etc.

Cette année, afin de rester fidèles à leur objectif, ils ont fait en sorte d'organiser des journées de sensibilisation et d'échanges autour des émotions et ressentis des enfants.

Autour de l'initiative Timoun San Tras/Timoun Pa Dwe Viv Ak Mak, en collaboration avec FOKAL, ce fut une opportunité à ne pas rater pour le club car la santé psychologique des enfants doit être une priorité pour nous tous.

 

La première journée de sensibilisation a eu lieu le 5 août 2023, au Centre Culturel Pyepoudre avec les jeunes du club de débat de Bourdon, ayant pour meneur Mr Alfred Désir. Cette séance a eu lieu, dans l'objectif d'organiser à mieux, de faire le point sur les autres séances externes. Ayant pour effectif 26 personnes, notamment 19 filles et 9 garçons.


La première journée de sensibilisation s'était opéré dans la zone de Canapé-Vert, le 8 août 2023. Ayant pour processus le passage dans les rues, afin de sensibiliser les gens sur le thème central de cette sensibilisation mais aussi d'inviter les enfants à une séance plus approfondie dans le local du Centre Culturel Pyepoudre.

 

Le 9 août, avec 60 enfants, au Centre Culturel Pyepoudre, ils ont fait la projection des dix mini-vidéos de Timoun San Tras. Après il y a une division en deux ateliers de ces enfants afin de faciliter la prise en considération de chaque enfant autour de chaque épisode. Partageant ainsi leurs vécus et avec les responsables, ils optent pour une meilleure réaction face à ces situations.

 

Le 10 août 2023, il y a une première tournée, dans la zone de Christ-Roi. Avec 300 sensibilisés, cette journée a été d’une grande réussite, et faisant d'une pierre, deux coups, ils ont invité les enfants à prendre part de leur séance plus approfondie sur le thème.

 

 Le 11 août 2023, la séance pour les enfants de Christ-Roi a eu lieu, avec 68 enfants. Ils ont visionné les petites vidéos de Timoun San Tras. Et après, les responsables ont fait deux groupes ayant chacun 34 enfants. Ils ont opéré cette division, afin d'éviter la foule, prenant ainsi compte de chaque interaction. Des enfants n'ayant une certaine capable à savoir identifier puis exprimer clairement leurs ressentis ont été aidés du mieux que les responsables pouvaient.


Une deuxième tournée a été faite dans la zone de Christ-Roi, ayant pour cette fois 500 d'effectif. Et cette sensibilisation n'a pas mené à une séance plus approfondie comme à l'habitude en raison de la situation du pays plus précisément à Carrefour-Feuille le 14 août, les gens par crainte que les manifestants repassent le 17 août au moment de leur venue à la formation ont préféré l'option de sensibilisation tout court. Cependant, malgré le fait qu'il n'y ait pas de séance, ça n'a guère empêché la réussite de cette journée de sensibilisation et aussi la formation des gens autour des ressentis des enfants.

 

En tenant compte des séances avec les enfants, le club de débat de Bourdon a jugé plus que nécessaire une suite avec les parents, de ce fait, la journée du 19 août a été consacrée à la séance de formation pour les parents autour du même thématique, ayant pour effectif 43 parents. Ils ont visionné ensemble les petites vidéos et après il y a eu des échanges et questions autour de leur situation personnelle mais aussi autour des vidéos.

 

Le club de débat de Bourdon a un compte Instagram et Facebook, postant régulièrement les activités du club facilitant ainsi la visibilité des activités du club.

Certaines personnes de Care Haïti et aussi le Livres Solidaires où les jeunes du club se rendent généralement se procurer des livres, ont vu des vidéos sur les séances de sensibilisation du club. Ils ont eu une demande pour une formation autour du même thématique à l'église Baptiste du Village AFCA, plus précisément avec les jeunes.


Le 24 septembre 2023, avec l'Association des Jeunes de l'église Baptiste du Village AFCA, on a eu une journée de sensibilisation autour du même thème. Ayant 70 jeunes avec eux, ce fut une belle séance.

Ils ont visionné comme à l'habitude les vidéos de Timoun San Tras suivi d'échange et de réaction.

 

Cette sensibilisation a compté majoritairement de filles soit environ 80%.

 

  

 

Claudjina Valcourt

Secrétaire

Chrisley Clara Ismaëla THELEMAQUE

Responsable communication


Commémoration du 75e Anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme à l'Hôtel Montana


Le 11 décembre 2023, le Club de débat de Bourdon a participé activement à la commémoration du 75e anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme à l'Hôtel Montana. Cette journée a été marquée par des interventions de haut niveau, des performances artistiques engageantes, des discussions approfondies, et des témoignages révélateurs reflétant l'engagement en faveur des droits humains en Haïti. Le rapport présente un compte-rendu détaillé de la célébration du 75e anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme à l'Hôtel Montana. Les événements comprenaient des allocutions inspirantes, des performances artistiques variées, des discussions thématiques, et des témoignages qui ont ajouté une dimension humaine à la journée.

Déroulement de la Journée

La journée a débuté avec le premier couplet de la Dessalinienne. Puis vintage une allocution par Arnaud Roger représentant du haut-commissaire Des nations unies en Haïti sur la présentation du programme et des différents termes qui seront abordés au cours de la journée. S'ensuivi d'une autre allocution par Maria Isabel Salvador représentante spéciale du secrétaire général Des Nations Unies en Haïti sur l'importance et le travail Des droits de l'homme. Afin de mettre un peu de gaieté il eut une animation rara par le groupe "Fallow Jah". Tout suite après l’animation, le film "Vèrtière ou l'apothéose de la liberté" raconté par l'historien Pierre Butau fut projeté.

Suivie d'une petite pause pour reprendre avec une Discussion sur la protection des espaces scolaires dans le contexte de la violence armée par :

- Josué Merilien. Spécialiste, écrivain et enseignant de philosophies

- Alcimé Mickenson. Représentant de l'Union Des élèves progressistes.

- Claude Mane. Spécialiste de l'éducation et représentant de la protection de l'enfant à l ' UNICEF.

Courte pause avec une danse contemporaine titré "Miroir" par le danseur Schiederson René. Dans cette danse l'artiste met en avant les conflits armés en Haïti et leur conséquence.

Juste après la pause il eut une causerie autour du terme violences sexuelles dans le contexte armé avec des personnages comme :

- Lamercie Charles Pierre. Directrice générale et fondatrice de l'organisation "Fanm Vanyan An Aksyon" (OFAVA).

- Jeanette Bateau Salomon. Cheffe de la coordination nationale Des affaires féminines et des questions du genre à la PNH. Toujours sur le même thème Lenny Auguste fait part de son talent avec un chant dénonçant Les violences basé sur le genre. Petit moment de réflexion avec un slam de Naiflor Civil sur la protection des établissements scolaires.

Causerie sur " L'accès à la justice dans le contexte de la violence armée par :

- Me. Caleb Brutus, Avocat au barreau de Port-au-Prince.

- Me. Lovely Jean-louis, Spécialiste en education et défenseuse Des droits humaine.

Démonstration de talent avec une danse par la troupe de "Théâtre National”. Afin de démontré les abus que le peuple Haïtien subit au quotidien le " Théâtre Forum" fait une représentation tout en permettant au public d'intervenir. Se suit d'une allocution par Emilie Prophète ministre de la justice sur le rôle et Les projets à venir Des Nations Unies. Une animation rara par le groupe " Fallow Jah" clôture l'activité .


Conclusion

 La commémoration du 75e anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme à l'Hôtel Montana a été un événement marquant, alliant réflexion, créativité, engagement, et des témoignages poignants. Les participants ont exprimé leur volonté de voir des changements concrets pour améliorer la situation des droits humains en Haïti, renforçant ainsi l'importance de la solidarité dans la lutte pour un monde plus équitable.

"La Journée Internationale des Droits Humains est célébrée chaque année le 10 décembre pour commémorer l'adoption de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme en 1948. Cette année, nous célébrons la 75ème anniversaire des droits humains. Le haut-commissariat des droits humains en Haïti et le ministère de la culture ont organisé une journée de réflexion sur cette problématique, surtout la situation chaotique en Haïti en matière de droits humains. Quelque chose doit se faire!" Moise Charles – Juge BDN

"Aujourd'hui dans l'enceinte de l'Hôtel Montana s'est déroulée la célébration du 75ème anniversaire des Droits Humains. Durant cette activité mettant en valeur la diversité, nous, spectateurs avons été charmés par des prestations plus belles les unes que les autres. Nous avons aussi, grâce à plusieurs panels, pu écouter les différents points de vue de certains sur la situation de violence qui grandit dans le pays et fait obstacle au respect des droits fondamentaux des citoyens." Anne Kettie Senatus-Juge BDN

"Le lundi 11 décembre, à l'occasion de la 75ème anniversaire de la DUDH, une cérémonie a été organisée à l'hôtel Montana comme à l'accoutumée. Ce fut un agréable moment durant lequel on a assisté à des prestations d'artistes promouvant à travers leur art la culture haïtienne tout en pointant du doigt des problèmes sociaux. On a également suivi des interventions de quelques personnalités publiques sur la thématique des Droits humains." Markenson Salvador

"La commémoration du 75e de la Déclaration Universelle Des Droits de l’Homme, le lundi 11 décembre fut la découverte de plusieurs troupes, une journée qui s’est présentée enrichissante sur la plupart des plans : social, culturel. Cette journée nous a donné l’opportunité de découvrir plusieurs aspects sur les choses culturelles comme la danse, le théâtre forum, le slam... Au cours de cette journée, on a pu voir à quoi ressemblait une causerie entre les grands, ce que j’ai gravement apprécié. Une journée qui nous a permis de partager des moments agréables. En conclusion, c’était une journée d’apprentissage de diverses manières intéressantes." Carloudine Loucia Joseph


"Le lundi 11 décembre 2023, à l'hôtel Montana, j'ai pris part à une commémoration passionnante de la 75e année de la Déclaration des Droits de l'Homme, célébrée à l'occasion de la Journée Internationale des Droits de l'Homme. L'événement était enrichi de discussions engagées, mettant en lumière la violence armée vécue par les femmes et les filles ainsi que les défis d'accès à la justice en Haïti." Fritz André CLÉSIDOR

‘’Le lundi 11 décembre 2023, à l'hôtel Montana, j'ai pris part à une commémoration passionnante de la 75e année de la Déclaration des Droits de l'Homme, célébrée à l'occasion de la Journée Internationale des Droits de l'Homme. L'événement était enrichi de discussions engagées, mettant en lumière la violence armée vécue par les femmes et les filles ainsi que les défis d'accès à la justice en Haïti. L'atmosphère vibrante s'est amplifiée par des panels captivants, évoquant des thèmes cruciaux. Une troupe de RARA a insufflé une énergie indéniable, ajoutant une touche authentique à cette célébration. Les performances variées, allant du slam au chant en passant par le théâtre, ont créé un tableau artistique riche en émotions. Cet événement a brillamment démontré la convergence entre la conscience des droits de l'homme et l'expression artistique, formant une synergie puissante. Au-delà de l'information partagée, il a semé des graines d'inspiration, rappelant l'importance de la solidarité dans la lutte pour un monde plus équitable. Le rendez-vous à l'hôtel Montana a ainsi transcendé le simple compte-rendu pour devenir une expérience où la réflexion, la créativité et l'engagement ont fusionné, offrant une célébration mémorable des droits de l'homme.’’ Fanfan Louise Stéphanie

 

 



Yann Kelly Dorvilus




Triomphe Éloquent : Le Tournoi Mixte du Club de Débat de Bourdon 2023

Équipe Rising Stars championne du tournoi mixte BDN


Le samedi 2 décembre 2023, le très attendu tournoi mixte du Club de Débat de Bourdon a eu lieu au Collège Saint Louis de Bourdon. L'événement a réuni 10 équipes compétitives, chacune arborant un nom unique qui reflète la diversité des participants : Débamoureux, Les acharnés, Phœnix, Rising Stars, Quintessence, Saphir, Les esprits brillants, Invictus, Sunset, et Eagle. Un remarquable contingent de 26 juges a évalué les débats passionnants qui ont émaillé la journée.

Sous la direction énergique de M. Alfred Désir, responsable du club, la journée s'est déroulée avec succès.

Le staff technique, dirigé par le responsable M. Alfred Désir, a supervisé de manière exemplaire toutes les facettes de l'événement. La commissaire Widna Fortuné et son adjoint Yann Kelly Dorvilus, ont effectué de manière efficace les activités, garantissant le bon déroulement des débats et le respect des règles établies. Le reste du staff, composée de Laëticia Gilles, Methichela Gaspard, Naïka Descollines, ont travaillé de concert pour assurer le bon déroulement de chaque étape du tournoi.

Parmi les 10 équipes participantes, les "Rising Stars" ont émergé comme les champions incontestés avec 5 victoires impressionnantes. La compétition a été féroce, mais l'équipe "Saphir" s'est vaillamment hissée à la deuxième place, accumulant 4 victoires notables.

Le tournoi s'est déroulé en trois rounds éliminatoires, chaque round accompagné d'une motion stimulante. La première motion, "Cette assemblée estime que les gouvernements devraient activement prévenir la gentrification", a suscité des débats passionnés sur les politiques urbaines et la préservation de la diversité sociale dans les quartiers.

La deuxième motion, "Cette chambre réduirait considérablement les taux d'imposition sur le revenu des femmes", a engendré des discussions sur l'équité de genre et les moyens de favoriser l'autonomie financière des femmes.

Juges du tournoi


Le troisième match, basé sur une motion surprise, "Cette chambre soutient une intervention militaire en Haïti", a défié les participants à réfléchir rapidement et à élaborer des arguments cohérents sur un sujet délicat et d'actualité.

Dans le cadre du tournoi, deux distinctions individuelles ont été décernées. Jennifer Canon a été honorée en tant que la débatteuse espoir la plus prometteuse, démontrant un talent exceptionnel dans l'art de la persuasion. La récompense suprême, celle de la meilleure débatteuse du tournoi mixte, a été remise à Marsha Victoria Daméus, soulignant son excellence dans la rhétorique et la logique argumentative.

L'événement a été documenté de manière professionnelle grâce à la présence du coordonnateur Mr Ricardo Nicolas et du photographe de Fokal, immortalisant les moments forts et les sourires de satisfaction. Nous tenons pour cela à exprimer notre profonde gratitude à Fokal.

En conclusion, le tournoi mixte annuel du Club de Débat de Bourdon au Collège Saint Louis a été un triomphe remarquable, mettant en lumière le talent, l'engagement et la passion des débatteurs. Félicitations aux "Rising Stars" pour leur victoire bien méritée et à tous les participants pour leur contribution à une journée de débats mémorable. Nous attendons avec impatience les prochaines éditions de ce tournoi captivant.

Commentaires des Participants :

Pendant le tournoi, j'ai joué dans l'équipe SAPHIR qui est l'équipe vice-championne du tournoi. Quoique stressante, cette journée a été pour moi une journée formidable. J'ai appris beaucoup de choses de mes coéquipières comme des autres orateurs et oratrices. J'ai été émerveillée par... Alandedina Louis

Le tournoi a eu un bon déroulement, c'était aussi un moment pour chacun d’apprendre de nouvelles choses et aussi s’amuser. On a pu connaître de nouvelles personnes et surtout avoir de nouvelles amies. Cependant, pour la remise des prix, il serait plutôt favorable de faire le don des livres ayant le rapport avec le débat qui permettrait de nous améliorer. Pour conclure, c’était amusant et instructif.  Richama DUPRÉ

Le tournoi avait une bonne ambiance malgré le stress on pouvait lire l’excitation et la détermination dans les yeux des participants malgré le tournoi on pouvait voir beaucoup de participants dans des groupes différents lors de la pause discuter du déroulement des matchs et même rire ensemble. En conclusion le tournoi c’est bien déroulé du début à la fin, j’ai beaucoup appris. En gros une journée inoubliable. Je repars avec beaucoup de souvenirs. Merci à tous. SAINT HILAIRE Cyarra Donna S.

Le samedi 2 décembre 2023 fait partie des jours les plus incroyables de ma vie; car j'ai participé à un tournoi de débat dans lequel je me suis très bien amusée. J'ai appris beaucoup de choses dans chaque match. Je me suis sentie dans ma peau en défendant les arguments, les idées de mon équipe. J'ai pu écouter les différentes idées et les différentes approches des autres équipes. J'ai pu constater qu’il existe une diversité d'idées autour d'un même sujet. Ce qui est formidable. Et aussi chaque équipe est unique. Ça a été un plaisir débattre dans ce tournoi. Nordelie LOUIS

 Marsha Victoria Daméus,
Meilleure débatteuse du tournoi mixte BDN


Personnellement je peux dire que ce fut l’une des meilleures expériences que j’ai pu faire. En tant que participante j’ai eu l'opportunité de me confronter à plusieurs équipes, de faire plein de nouvelles connaissances, ce qui fut vraiment plaisant et enrichissant. Ce tournoi m’a beaucoup appris et m’a permis de m’améliorer par rapport au tournoi précédent.  Ce fut très stressant mais également très amusant. Mon équipe Rising Stars et moi avons eu l’occasion d’être l'équipe gagnante de ce tournoi et j’ai même été nommée meilleure débatteuse! Ça a été pour moi une chance extraordinaire! Je suis reconnaissante envers mon équipe, notre coach et tous ceux qui ont rendu possible un tel événement. Je suis privilégiée d’avoir pu prendre part à une si belle aventure et j’espère à l’avenir pouvoir m’impliquer dans bien d’autres encore. Daméus Marsha Victoria

Les jeunes débatteurs ont fourni un effort admirable de par leur présence et leurs travaux accompli dans des conditions assez précaires prouve que le potentiel est là et qu'il est a exploité. Certains d'entre eux étaient intimidé mais ont su combattre le stress et délivré un résultat d'autres étaient confiant mais ce qu'ils avaient tous en commun s'étaient la fougue cette fougue qui nous animaient nous autres juges et coach aujourd'hui et qui nous anime toujours. Il y'a des incompréhension par rapport au format mais dans l'ensemble ces jeunes ont du talent et ne pas l'exploiter serait un crime. Juge Lovensky Elysée

J'ai été ému, très satisfait et impressionné par leurs talents et la capacité du jury à déterminer l'équipe championne de ce dernier. Je pense que tous les jeunes du pays devraient participer aux clubs de débat de leur région respective pour se déguiser et démontrer leur talent oratoire. Merci Coach Alfred, merci Formateur Nicolas, merci au jury, merci à Fokal et au club de débat de Bourdon pour cette initiative innovante. Félicitations à chaque participante au tournoi. Moïse Charles, juge

A travers de cette journée on a pu voir le potentiel de plusieurs jeunes qui se sont affrontées malgré que le stress était parmi eux ils ont pu jouer avec l’audace et ont pu fièrement présenter leurs cas même s’il y avait un peu d’incompréhension à propos du format mais c’était une journée qui a su nous faire apprendre des autres personnes, qui a su nous démontrer l’art du débat, ce que c’est l’esprit d’équipe une journée qui nous a appris beaucoup de choses. Enfin Merci Mr Alfred Désir, Merci Fokal. Carloudine Loucia Joseph

Juges et chronométreuse du tournoi


C'était ma première fois mais j'ai quand même retenu beaucoup de choses. Ça m'a permis de comprendre un peu mieux le format WSDC et de m'y adapter. Bien que mon équipe n'a pas été retenue pour les demie finales, cela ne m'a en aucun cas empêché d'être satisfaite de notre performance. Certes, ils nous restent beaucoup à apprendre mais j'espère que très bientôt, on sera assez doué pour mériter le trophée.  Fédrine Pierre

 

 

Chrisley Clara Ismaëla THELEMAQUE

Responsable communication



mardi 7 novembre 2023

Les jeunes du club de débat de Bourdon commémorent la journée des Droits de l'Homme


UNESCO, UNFPA et le haut-commissariat pour les Droits Humains

Hotel Karibe, 10 décembre 2021


Le 10 décembre est la journée consacrée par les Nations Unis pour la défense des Droits de l'Homme. Car la défense aujourd'hui est plus qu'une nécessité. Partout à travers le monde les violations des Droits de l'Homme sont de plus en plus flagrantes. Entre restriction de la liberté de la presse au non-respect du droit à la vie la situation est grave. Chez nous la situation n'est guère différente, au contraire la situation s'empire de jour en jour. Le respect du droit à la vie, à la liberté de circulation, au logement, à la santé, à la sécurité…. sont de plus en plus menacés chez nous, l'exode massif des haïtiens vers d'autres cieux est plus intense que jamais. L’avenir est partout, sauf ici.


C’est dans ce contexte de désespoir que les jeunes du club de débat de Bourdon ont participé à la commémoration de la journée internationale des Droits de l’Homme. Cérémonie de commémoration qui a eu lieu ce jeudi 10 décembre 2021 à Karibe Convention Center de 10h AM à 2h PM, autour du thème “Personne d’ascendance africaine reconnaissance, justice et développement” à l'occasion de la décennie internationale Personne d’ascendance africaine.           


Cette commémoration est un devoir de mémoire, particulièrement pour les jeunes du club de se connecter à leur origine, puiser à leur source pour mieux s’affirmer en tant qu'être humain.


C’est dans ce contexte que les jeunes du club de débat de Bourdon ont été invités à participer à cette commémoration par Gary Lubin, fondateur de la fondation Tamise. 19 jeunes ont répondu à l'appel dont 4 garçons pour 15 filles. 


A travers les discours des différents intervenants et la conférence de Laënnec Hurbon, l'accent a été mis sur la nécessité de mettre en valeur notre culture afin de prôner l'égalité et de lutter pour l'humanité en générale. 


C'était un bon moment pour les jeunes de réfléchir et d’apprendre plus sur la nécessité de reconnaître l’apport d'Haïti dans le processus du respect des droits humains dans le monde, tant par notre révolution que par notre littérature. La nécessite aussi, d'établir une société plus juste tant sur le plan social que sur le plan économique et de favoriser le développement endogène. 


Cette participation a été une réussite. Cela a été un bon moment pour les jeunes de changer d’espace et de rencontrer des acteurs qui évoluent même dans la protection et la défense des droits de l’homme au niveau international. Pour changer les choses, ils doivent comprendre que tous les humains sont égaux, et contribuer à la reconnaissance, la justice et le développement des personnes d'ascendance africaine dans le respect des droits de l’homme.


Bravo à mon collègue Alfred DÉSIR, sans quoi cette participation ne sera pas possible ! Et au coordinateur général du programme de débat de FOKAL, nous disons merci pour son soutien infaillible.


 


 Joël LAZARD

Les institutions indépendantes haïtiennes expliquées aux jeunes de Bourdon


La Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif (CSC/CA)

Le changement tant souhaité en Haïti, passe avant tout par des citoyens consciencieux, honnêtes et impliqués dans les affaires de l'État. Pour s'impliquer et participer activement dans la prise de décision en tant que citoyen, il faut connaître les institutions, leurs missions dans l'établissement et la pérennisation de la démocratie.

Une institution indépendante est une institution publique ce qui signifie que celle-ci n’est soumise ni au pouvoir hiérarchique, ni au pouvoir de tutelle. Elle ne doit pas recevoir d'ordre ou d'instructions des autorités du pouvoir exécutif et du pouvoir législatif. Ses décisions ne peuvent pas être annulées, ni réformées par les autorités administratives et/ou politiques. Mais elles peuvent faire l'objet de recours devant le juge.

L'éducation à la citoyenneté d'un individu, c'est aussi l'aider à comprendre les institutions de son pays, leurs apports dans la stabilité de la société. 

La Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif (CSCCA) est l'une des institutions indépendantes d'Haïti qui joue un rôle important dans la gestion des biens publics et favorise chez nos dirigeants la transparence et les redditions de comptes.

C'est dans cet optique qu'une causerie a été réalisé à l'intention des jeunes du club par l'assistant coordonnateur de la CSCCA Mario FORTÉUS, le samedi 11 décembre 2021, au centre culturel Pyepoudre que le club s'est réuni aux heures habituelles autour du rôle, de la mission et du statut des juges de la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif.

L'objectif de cette activité était de faire le point sur la responsabilité de la CSC/CA en tant que juridiction financière et administrative dans les dérives financières que connaît le pays.

Les échanges entre les jeunes et M. Mario ont été très animées, beaucoup de questions sur les fonds de petrocaribe, sur les arrêtés de quitus et de débets (décharges des ordonnateurs et comptables de deniers de l'Etat) les contrats inachevés signés par l'Etat, sur les différents scandales de corruption qui secoue le pays à chaque fois.

Plus d'une vingtaine de jeunes dont 6 garçons et 19 filles ont été présents pour participer à cette dernière activité du club pour l'année 2021.

Cette dernière causerie pour l'année a été l'opportunité pour eux d'apprendre plus sur cette institution combien importante, le tout dans un atmosphère de convivialité.


REACTION DE QUELQUES JEUNES :

Rodjah Christie Maddy : "L'activité de ce samedi était... intéressante, à vrai dire je ne savais pas à quoi m'attendre, et j'étais surprise, de manière positive, le monsieur était très honnête et cela m'a plu.

Est-ce que j'ai appris ? En gros oui, je ne savais pas, samedi matin, ce que CSCCA voulait dire, ainsi que sa mission et me voilà. L'ambiance était très bien, mais l'intervention à été de courte durée selon moi. Je n’ai rien de négatif a dire, si ce n'est que j'aurais aimé que ça dure plus longtemps."

 Widna Fortuné : "L'activité sur la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif était vraiment intéressante. De très bonnes questions ont été posées et les commentaires étaient vraiment pertinents. Nous avons beaucoup appris sur le rôle de cette institution publique et nous nous sommes entretenus sur les raisons qui rendent son travail pas trop satisfaisant. J'ai adoré et j'espère qu'on aura l'occasion de participer à d'autres interventions concernant les autres institutions au service de la population."

Cette activité a été une réussite. Et les jeunes ont compris le rôle que doit jouer cette cour pour garder l'équilibre, et le travail du citoyen pour favoriser le changement. Je crois fermement que l'année 2022 sera bien meilleure que cette année, plus intéressante, plus grandiose avec plus d'activités pouvant contribuer au plein épanouissement des jeunes.

Bravo à mon collègue Alfred DÉSIR, sans quoi cette activité ne sera pas possible. Et aussi merci au coordonnateur général du programme pour son soutien sans faille dans la réussite de cette activité et de toutes nos activités au cours de cette année.

Joël LAZARD

Email : lazard.joel@yahoo.fr




Comment comprendre, à un certain niveau, l'innocence des civils armés des quartiers populaires, dénommés bandit



5 mns de lecture:

Bandits est une forme de personnalité très présente dans la société haïtienne depuis quelques années. De jours en jours, les troupes de bandits s'amplifient tout comme l'inquiétude des civils face à la montée excessive du phénomène de la violence. Pour certains , ce fléau est une résultante politique liée à la complicité de l'international, les armements, dont ils sont responsables. Mais de par cette allégation, ne serait-il pas également une dérive engendrée par la société elle-même, porté sur l'absence du sentiment d'appartenance social chez une catégorie de personnes exclues? N'aurait-il pas d'autres éléments déclencheurs ayant rapport à la vie sociale des individus? D'où la possibilité de jeter un coup d'œil sur le phénomène du banditisme, autrement qu'avant, il est impérieux d'aller analyser certains facteurs externes qui affectent le comportement d'un groupe de gens, vu comme des déviants (I). Et de regarder s'ils ne sont pas aussi victimes à un certain niveau (II).

 

I.- APPROCHES EXOGÈNES DÉTERMINANT LE BANDITISME:

Nul ne fait le mal volontairement, affirme Socrate. De par ce constat, il paraît légitime de parler des bandits en Haïti sur d'autres aspects. La violence n'est pas seulement liée à la quantité d'armes à feu en circulation sur le territoire national (A), elle résulte également d'un ensemble de faits sociaux ignorés(B).

 

A.- Situation critique des gens au sein des quartiers populaires:

Depuis des décennies, la population haïtienne se trouve en péril face à un système d'insécurité qui sévit sur tout le territoire national manifesté sur plusieurs formes: enlèvements, assassinats, vol, viol et autres... Mais face à ce fléau, on accuse souvent un groupe de personnes venant des quartiers dénommés zones de non-droits, habités majoritairement par des citoyens non éduqués, sans emploi, sans sou. Ces gens-là sont souvent sujets d'un ensemble de préjudices liés à leur zone de provenance, dits que quelqu'un est habité à Cité Soleil, Bel'Air, Martissant et à Village de Dieu c'est de le nommer bandit automatiquement. Cette qualification discriminante, parfois, sert de mobile à ces catégories de gens pour pouvoir se rendre conforme à ces déclarations conjecturales. Nonobstant, certains jeunes font la différence vis-à-vis de ces propos et s'exposent en pleine scène, dignement tant en Haïti qu'au milieu extérieur. Mais ça n'empêche que d'autres gens de cette même couche sociale se laissent emporter par les méandres de la vie d'ici comme le vent remporte les fatras de la nature à la mer, et finissent par se sentir rejeter du tissu social, par le fait qu'ils ont été éloignés de la jouissance de toute privilège de la société et des droits fondamentaux qui leur sont inhérents. Les quartiers populaires dits "ghetto" n'ont pas d'établissements scolaires adéquats, les élèves reçoivent une éducation au rabais, pas assez d'écoles professionnelles, ils sont livrés à eux même. Ils entendent parler de l'Etat seulement à la radio et remarquent sa présence lors des élections et avec les multiples opérations policières menées à l'enceinte des bidonvilles. Comme ça la vie en communauté s'estompe progressivement, certains sont des nantis et d'autres des démunis aux yeux d'un seul État qui serait là pour défendre et garantir l'intérêt collectif. D'une part, une frustration féroce est créée de façon automatique chez les gens des quartiers défavorisés contre ses semblables. Au lieu de voir les dirigeants comme le monstre, ce sont ceux qui ne partagent la même condition de vie qu'eux-mêmes qui représentent la principale cible. Et à ce moment ils se trouvent entre l'enclume et le marteau d'où le seul recours c'est de venger leur sort face à la société pour dégager leur rancune, nourrie par le mépris social. Sur ce fait, les hommes politiques dans leur pratique perverse leur confèrent une légitimité gratuite dans leurs actes, pour les aider à gérer leurs campagnes. Ils portent le nom de "Commandant; général; chef" et passent pour les plus respectueux de la zone, inconsciemment les autres jeunes qui partageaient la même condition de vie que ceux qui deviennent bandits, les rejoignent tout comme les poussins poursuivent la poule.

 

B.- Les bandits sont aussi victimes du banditisme:                                                      

La majorité des cas de crime causés par certains des bandits sont incités par des substances psycho-actives pour ne pas avoir toute leur lucidité au moment de la commission du crime. De l'héroïne, de la cocaïne, de la marijuana sont parmi des substances souvent consommées par les bandits, si on fait confiance aux dires d'un ancien membre de gang opéré à cité-soleil, rendus à Ayibopost, et ce n'est pas un secret pour personne qui suit attentivement le comportement des gens violents et agressifs, qui consomment sans de la drogue. De nombreuses études ont été menées pour montrer que la consommation abusive de la drogue mène à la délinquance, en France une recherche conduite par Kensey et Cirba en 1980 démontre que 10,7 % des personnes incarcérées ont consommé une drogue au moins deux fois par mois dans les trois derniers mois qui ont précédé leur incarcération, voire Haïti d'où il y a aucun contrôle sur ce phénomène. Il n'y a pas que les substances nocives pouvant pousser à endommager les biens et les vies, les musiques faisant promotion pour la violence sont des pierres angulaires dans l'instauration de la violence dans la société puisque les artistes donnent déjà un caractère légitime à ces actes. C'est dans la psychologie humaine d'extérioriser, de matérialiser ce que l'esprit consomme, c'est ce qu'on appelle en psychologie le catharsis. Avec les messages portés dans les clips musicaux, le phénomène de la violence intensifie, surtout au niveau des quartiers populaires où il n'y pas des mesures restrictives appropriées à l'écoute des musiques qui incitent la violence et certaines fois qui se moquent du genre féminin.

Les bandits sont devenus esclaves de leurs propres actions posées, quand ils deviennent reconnus par la majorité de la population, ils sont obligés de restreindre leur liberté tout seuls comme ils faisaient avant aux autres citoyens, qui ne pouvaient pas circuler librement dans le souci de ne pas se faire enlever, violer, voler par les gangs qui ont diverses méthodes opératoires. Ils se sont privés d'un droit qu'ils nous ont privé également, ils aimeraient aller à Champs de Mars en plein jour pour admirer les statues des héros de l'indépendance sur les places, de monter dans les hauteurs de Pétion-ville, accompagnés des amis pour aller palabrer sur la place de Saint-Pierre, d'aller au restaurant, visiter de nouveaux endroits. Mais hélas, ils sont limités non seulement par la clameur publique et les forces de l'ordre, mais également par d'autres troupes de bandits qui opèrent dans les quartiers avoisinants qui veulent les tuer.

 

L'homme est le produit de son milieu et est appelé à vivre éternellement dans un environnement grégaire. Si les gens des quartiers populaires sont devenus aujourd'hui des hommes dangereux c'est parce qu'on les a construits pour en devenir, déjà à leur enfance ils symbolisent l'innocence. Ces déviants étaient à leur très jeune âge le chouchou de leurs parents, de leurs voisins, de la communauté, avant de se faire armé illégalement l'avenir du pays était reposé sur eux, les plus âgés croyaient en eux même si aucun itinéraire n'a été tracé. Ça fait des années, on a pourchassé, arrêté et  même parfois, certains des bandits ont trouvé la mort sur le champ de bataille, et on a compté beaucoup de cas pareils pendant ces deux dernières décennies et malgré ça le maudit arbre continue à donner fruits. Alors on aurait raison de déduire que la bataille ne devrait pas mener contre les bandits mais le système établi. Le système établi c'est l'existence de l'État qui n'est pas au service de la société, le système c'est la conception sociale exclusive, le champ libre pour le mercantilisme impitoyable, sans conscience. Un nouvel État avec une nouvelle jeunesse consciente doit surgir pour mettre fin à ce fléau, car la solution implique la participation de tout le monde, or déjà nous en sommes tous victimes du système, en l'occurrence du banditisme.                      

 

 

 

Nous ne saurions penser que le sujet a été totalement analysé sur cet angle, relatif à l'absence du sentiment d'appartenance sociale chez les gens des quartiers populaires qui sont souvent mal vus et qui causent d'ennuis aux autres citoyens. Comme se veut croire la logique, la science c'est la participation et on est en droit d'avoir cru apporter notre pierre dans la construction d'un champ de savoir rigoureux et d'encourager les autres à émettre des réflexions sur des sujets multiples et d'intérêt général.

 

À noter que ce texte a subi une légère modification en vue d'améliorer sa pertinence.

 

Écrit par : Jean Fadens CHERON

                   Étudiant en Droit, lecteur.

                      STAFF COM-BDN



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