mercredi 15 mai 2024

𝗕𝗗𝗡 : 𝗔𝘁𝗲𝗹𝗶𝗲𝗿 𝗱𝗲 𝘁𝗵éâ𝘁𝗿𝗲 𝗮𝘃𝗲𝗰 𝗹𝗲𝘀 𝗥𝗲𝘀𝗰𝗮𝗽é𝘀 𝗲𝘁 𝗧𝗲𝗳𝗮𝘁𝗺𝗮


Le samedi 27 avril 2024, de 13h à 16h, le Club de Débat de Bourdon a eu une séance de travail vraiment très intéressante.

Pour commencer, nous avons eu un atelier de théâtre organisé par les Rescapés et Tefatma (Teyat fanm angaje pou devlopman).

Dans un premier temps ils se sont présentés et ont parlé des objectifs de Tefatma au sein de la société haïtienne et dans un second temps ils ont joué un théâtre forum, une forme de théâtre participatif où le public est invité à interagir avec les acteurs pour explorer des problèmes sociaux ou des situations conflictuelles. Habituellement, ça commence par une représentation d'une scène où un problème est présenté, suivi d'une pause où les spectateurs sont invités à intervenir, à suggérer des solutions ou à même remplacer un personnage pour essayer de changer le cours de l'action. Cela crée un espace sûr où les spectateurs, les membres du club dans ce cas ci, peuvent expérimenter différentes façons de résoudre les conflits ou de trouver des solutions aux problèmes présentés. Ce type de théâtre est souvent utilisé dans le cadre de programmes éducatifs ou de sensibilisation communautaire pour encourager la réflexion critique et la participation active.

Ensuite nous avons eu un exercice de création de projets de loi. Comme vous le savez, un projet de loi est une proposition législative soumise à un organe législatif, tel qu'un parlement ou une assemblée, en vue d'être débattue, amendée et éventuellement adoptée en tant que loi. Il peut être présenté par un membre du gouvernement ou par un membre du corps législatif lui-même. Ils peuvent couvrir une gamme de sujets, des questions fiscales et économiques aux droits civils et sociaux, en passant par la santé, l'éducation et bien d'autres domaines. Lors de cet exercice, chacun devait présent un projet de loi qui solutionnerait l’un des problèmes que confronte actuellement le pays.

En conclusion, comme à son habitude la séance de ce samedi s’est déroulée dans la joie et la bonne humeur et a été un moment riche en apprentissage pour les jeunes. Tout ça dans une atmosphère de tolérance, d’harmonie er de convivialité.

Fritz André CLÉSIDOR,

Responsable communication adjoint du Club de débat de Bourdon




dimanche 12 mai 2024

𝗕𝗗𝗡 : 𝗟’𝗵𝗼𝗺𝗺𝗲 𝗮-𝘁-𝗶𝗹 𝗿é𝗲𝗹𝗹𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗺𝗮𝗿𝗰𝗵é 𝘀𝘂𝗿 𝗹𝗮 𝗹𝘂𝗻𝗲 ?

 


Le samedi 20 avril 2024, de 13h à 16h 40, le Club de Débat de Bourdon a eu une séance de travail vraiment très intéressante au Centre Culturel Pyepoudre.

Pour commencer on a eu deux exposés sur des sujets très différents. Le premier était sur « l’abus infantile », l’oratrice a d’abord définit l’expression pour nous permettre de mieux saisir son sens, ensuite elle a énuméré et expliqué les différents types de maltraitance infantile et enfin elle a proposé quelques pistes de solution. Le second quand à lui se portait sur « les guerres et conflits », où l’oratrice nous a parlé des différentes guerres existant dans le monde ainsi que leurs causes.

Ensuite, dans une discussion animée entre nos jeunes débatteurs, le sujet de savoir si l'homme a réellement marché sur la lune a suscité des opinions variées. Certains ont argumenté en faveur des preuves scientifiques et des témoignages des astronautes, affirmant que les missions lunaires étaient authentiques. D'autres ont exprimé des doutes, citant des théories du complot et des anomalies dans les images et les données des missions Apollo.

En effet, l’équipe affirmative a répondu à 4 grandes interrogations qui devaient rendre évident le fait que l’homme ait bel et bien marché sur la lune, à savoir : « Pourquoi l’homme est allé sur la lune ? Quand est-ce que l’homme a marché sur la lune ? Comment est-ce qu’il s’y est pris ? Et pourquoi il n’y est jamais retourné ?

L’équipe négative quand à elle a soutenu sa position en essayant de démontrer que cette mission n’était qu’un complot des Etats-Unis pour montrer sa supériorité face à l’union Soviétique.  

Le débat a souligné l'importance de l'esprit critique et de l'examen attentif des preuves pour parvenir à des conclusions informées.

Et enfin, dans un match de débats dans le format DKP, les participants ont abordé l'énoncé "L'État haïtien devrait interdire complètement les publicités pour les produits du tabac et de l'alcool". L'équipe affirmant la proposition a argumenté en faveur de la protection de la santé publique, soulignant les dangers pour la santé associés à la consommation de tabac et d'alcool, en particulier chez les jeunes. Ils ont également mis en avant l'impact néfaste des publicités sur la perception sociale de ces produits. En revanche, l'équipe opposée a plaidé pour la liberté de choix des individus et a souligné le rôle de la régulation plutôt que de l'interdiction complète. Ils ont également fait valoir l'importance des recettes publicitaires pour l'économie. Le débat a mis en lumière les enjeux complexes liés à la santé publique, aux libertés individuelles et à l'économie dans le contexte haïtien.

En conclusion, comme à son habitude la séance de ce samedi s’est déroulée dans la joie et la bonne humeur et a été un moment riche en apprentissage pour les jeunes. Tout ça dans une atmosphère de tolérance, d’harmonie et de convivialité.

Fritz André CLÉSIDOR,

Responsable communication adjoint du Club de débat de Bourdon




samedi 11 mai 2024

"𝗖𝗼𝗺𝗽𝗿𝗲𝗻𝗱𝗿𝗲 𝗹𝗮 𝗱é𝗽𝗿𝗲𝘀𝘀𝗶𝗼𝗻 : 𝗰𝗮𝘂𝘀𝗲𝘀, 𝘀𝘆𝗺𝗽𝘁ô𝗺𝗲𝘀 𝗲𝘁 𝘁𝗿𝗮𝗶𝘁𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁𝘀".


             La dépression est un trouble mental complexe et répandu qui peut avoir des conséquences dévastatrices sur la vie des individus qui en souffrent. Cette maladie, souvent mal comprise, nécessite une sensibilisation accrue pour permettre aux personnes touchées d'obtenir l'aide nécessaire. Selon une étude récente publiée dans le Journal of Psychiatry, environ 350 millions de personnes souffrent de dépression, ce qui en fait l'une des principales causes d'invalidité dans le monde. Mais quels sont les facteurs qui peuvent conduire à ce trouble ? Les causes de la dépression sont multiples, allant des facteurs génétiques , environnementaux aux facteurs psychologiques. Selon le Dr. Smith, psychiatre renommé, "la dépression peut être causée par un déséquilibre chimique dans le cerveau, mais aussi par des événements traumatisants vécus dans l'enfance". L'étude a révélé que la dépression est un problème de santé mentale majeur à l'échelle mondiale, touchant un grand nombre de personnes. Les chercheurs ont souligné l'importance de sensibiliser davantage à cette maladie et de mettre en place des mesures pour aider les personnes qui en souffrent. Ils ont également souligné l'importance de la recherche et du développement de traitements efficaces pour lutter contre la dépression. Dans cet article, nous allons explorer en détail les différentes facettes de la dépression, en abordant les causes, les symptômes et les traitements disponibles.

 

            En ce qui concerne les causes de la dépression, il est important de reconnaître l'impact des facteurs génétiques, environnementaux et psychologiques. Les facteurs génétiques peuvent jouer un rôle dans la prédisposition à la dépression, avec des études montrant que les personnes ayant des antécédents familiaux de dépression ont un risque plus élevé de développer la maladie. Les facteurs environnementaux tels que le stress, les traumatismes, les événements de vie difficiles, la maladie physique ou les déséquilibres chimiques dans le cerveau peuvent également contribuer au développement de la dépression. Enfin, les facteurs psychologiques tels que les pensées négatives, les schémas de pensée destructeurs, les troubles de l'estime de soi et les difficultés relationnelles peuvent également jouer un rôle dans la survenue de la dépression. 

 

          Les symptômes de la dépression peuvent varier d'une personne à l'autre, mais certains signes courants incluent une tristesse persistante, des difficultés de concentration, des sentiments de culpabilité excessive ou une faible estime de soi, un désespoir face à l'avenir, des idées suicidaires, des troubles du sommeil, des fluctuations de l'appétit ou du poids, ainsi qu'une fatigue intense ou une perte d'énergie. Il est important de reconnaître ces symptômes et de les prendre au sérieux, car la dépression peut avoir des conséquences graves sur la santé mentale et physique de la personne qui en souffre. Elle peut prendre différentes formes, allant de la dépression légère à la dépression majeure. Il existe également des formes spécifiques de dépression, telles que la dépression saisonnière, la dépression post-partum ou la dépression bipolaire. Chaque forme de dépression présente des symptômes spécifiques et nécessite une approche thérapeutique adaptée. Selon une étude menée par l'Organisation mondiale de la santé, les personnes souffrant de dépression ont un risque accru de développer des maladies physiques telles que les maladies cardiaques.

  

    Les conséquences de la dépression ne se limitent pas seulement à l'état mental de l'individu, mais peuvent également avoir un impact majeur sur sa vie quotidienne et ses relations sociales, car la personne dépressive peut se replier sur elle-même et avoir du mal à communiquer avec les autres. De plus, la dépression augmente le risque de suicide. Les pensées suicidaires peuvent devenir de plus en plus fréquentes et intenses, mettant ainsi la vie de la personne en danger. En outre, la dépression est un facteur de risque important de suicide, soulignant l'importance de prendre en charge cette maladie de manière appropriée et précoce.

 

    Heureusement, il existe divers traitements efficaces contre la dépression. La thérapie cognitivo-comportementale est l'une des approches les plus efficaces pour traiter la dépression. Cette forme de thérapie aide les individus à identifier et à modifier les pensées négatives et les comportements qui contribuent à leur dépression. En travaillant avec un thérapeute qualifié, les patients peuvent apprendre des stratégies pour faire face aux émotions négatives et développer des habitudes de pensée plus positives. Les médicaments antidépresseurs sont également couramment utilisés pour traiter la dépression. Ces médicaments agissent en régulant les neurotransmetteurs dans le cerveau, ce qui peut aider à soulager les symptômes de la dépression. Il est important de consulter un professionnel de la santé pour déterminer le médicament le plus approprié et surveiller attentivement les effets secondaires. Enfin, le soutien social joue un rôle crucial dans le traitement de la dépression. Avoir le soutien de la famille, des amis et d'autres personnes de confiance peut aider à réduire l'isolement et à renforcer le sentiment de connexion sociale. Participer à des groupes de soutien ou à des activités sociales peut également être bénéfique pour les personnes souffrant de dépression. Elles sont parmi les approches les plus couramment utilisées pour aider les personnes souffrant de dépression à surmonter leurs symptômes et à retrouver une meilleure qualité de vie.

 

         En conclusion, il est important de sensibiliser le public à la dépression. En sensibilisant le public à cette maladie, nous pouvons contribuer à réduire la stigmatisation qui l'entoure et encourager les personnes concernées à chercher de l'aide. De plus, la sensibilisation à la dépression peut aider à prévenir les cas de suicide, qui sont malheureusement trop fréquents chez les personnes dépressives. En éduquant les gens sur les signes et les symptômes de la dépression, nous pouvons encourager une intervention précoce et sauver des vies. Ensemble, nous pouvons combattre la stigmatisation entourant la dépression et offrir un soutien adéquat aux personnes qui en ont besoin.

 

Sitographie :

https://ajp.psychiatryonline.org/

https://www.inicea.fr/articles/pathologie/comment-sortir-de-la-depression

https://www.msdmanuals.com/fr/accueil/troubles-mentaux/troubles-de-l-humeur/d%C3%A9pression

https://www.who.int/fr/health-topics/depression#tab=tab_1


Noosline DOMINIQUE, Staff COM-BDN








samedi 4 mai 2024

𝗟𝗲 𝗽𝗵é𝗻𝗼𝗺è𝗻𝗲 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝘃𝗶𝗼𝗹𝗲𝗻𝗰𝗲 𝗽𝗲𝘂𝘁-𝗲𝗹𝗹𝗲 𝘁𝗼𝘂𝗷𝗼𝘂𝗿𝘀 𝗶𝗻𝘁𝗲𝗿𝗽𝗿é𝘁é𝗲 𝗰𝗼𝗺𝗺𝗲 é𝘁𝗮𝗻𝘁 𝘂𝗻 𝗰𝗿𝗶𝗺𝗲?

 


Ce texte aborde brièvement la notion de violence en deux volets : d’abord, comme système de régulation sociale, ensuite on verra les différentes connotations que peut prendre cette terminologie.

 

La violence étant un fait social. Il ne saurait exister de société sans violence, où elle serait considérée comme un fait inouï. Partout dans le monde, sur une forme ou sur une autre, on rencontre ce phénomène. Il est tout à fait évident, puisque les individus qui composent la société sont animés de désirs différents et n’ont pas la même appréhension de valeur. Le terme “violence” provient du latin violentia, signifie “abus de la force”, il nous renvoie également à violare qui veut dire “violer”, « agir contre ». (Ex. : « Violer une loi », « enfreindre le respect dû à une personne »). La violence est perçue également comme une forme de domination consciente ou inconsciente exercée à l’égard des autres, afin de parvenir à ses propres fins, elle peut prendre différentes formes: Violence meurtrière ; verbale ; psychologique ; symbolique et autres… Dans une vision anthropologique et sociologique, elle est le pivot de toutes les fonctions sociales, elle est à la base de tout fondement moral et institutionnel, elle sert même à renforcer les liens sociaux et à garder en état l’ordre social. S’il est vrai que la violence contient des importances d’ordre social, serait-il envisageable de bâtir une société tout simplement sur la violence? En quoi consisterait donc l’avenir d’une société fondée sur la violence?

 

En dépit de l’hypocrisie de l’Homme vis-à-vis de la violence, surtout celle qui est susceptible de donner la mort, une action immorale, on attribue une appellation dédaigneuse à cela, le cannibalisme. Mais qui reprend sa normalité quand ça frappe à la vie des autres espèces vivantes. Il n’y a aucune sorte d’immoralité quand une personne décide de tuer son bœuf pour les vacances estivales ou de faire couper certains arbres de son quartier pour éviter les vibrations fétiches ou pour construire une maison. À fortiori, par nécessité, la violence comme fait social, peut être justifiée. D’une vision anthropocentrique, nous serons contraints d’aborder la question de violence, en premier lieu, comme système pouvant harmoniser les relations entre l’humain et son environnement social et en second lieu d’analyser cette terminologie de façon empirique.

 

A.- La violence est le fondement des relations humaines:

Pour René Girard, en revanche, la violence chez l’homme n’est pas instinctive, mais intersubjective et sociale: Toute société s’instaure sur la base d’une « violence fondatrice », qui supplante toutes les autres violences, effectives ou latentes. Voyons comment que la société aurait pris naissance au sein d’un système basé sur la violence (I) et analysons son évolution en temps moderne(II)

 

I.- La société en elle-même est l’œuvre d’une violence bien organisée :

Toute communauté humaine requiert un ensemble de principes, auxquels tous ses sujets devraient être soumis. Pour favoriser son application, ce groupement exerce une forme de violence sans contrainte sur les individus et qui tend sur une durée indéterminée, c’est ce que Pierre Bourdieu appelle “Violence symbolique”. Cette forme de violence agit sur la psychologie profonde de l’individu qui serait considéré comme victime, à un tel point qu’il ne ressent même pas la pression exercée. Johan Galtung, grand théoricien de la paix, a fait savoir que la violence présente généralement deux formes: violence interpersonnelle et structurelle. La seconde, c’est la manifestation d’un ensemble de phénomènes liés à la conviction sociale, la façon dont la société est charpentée, qui implique la distribution des richesses, l’inégalité du genre, l’exercice du pouvoir, etc… Cette violence n’est pas l’œuvre d’un groupe car c’est la société qui l’a instaurée. C’est ce qui a été démontré par l’expérience sociale menée par le psychologue Stanley Milgram entre 1960 et 1963, qui avait pour but d'observer si un sujet est capable d'obéir à des ordres contraires à sa morale. Elle renforce l’idée selon laquelle les relations humaines sont dominées par la violence, et précise qu’elles sont verticalement établies, par exemple : au travail ; à la maison ; à l’église.

 

II.- L’homme devient plus violent en temps moderne:

Contrairement à certains philosophes des Lumières, analyser l’innocence de l’homme à l’état de nature en temps moderne serait un travail de Sisyphe, si bien que nous nous sommes déjà versés dans un état dit social, depuis un temps très lointain. On ne peut que réfléchir sur comment rendre l’être humain plus sociable afin de remédier aux problèmes relatifs au processus de socialisation. Néanmoins, la faculté chez l’homme à détruire devient beaucoup plus intense, à cause des désirs excessifs provoqués par la modernité. Le philosophe René Girard parle du désir mimétique, qui est l’une des causes de la violence dans la communauté humaine. Ce désir qui fait de l’individu, un être qui imite ses semblables, et subit de leur influence, comme envie de posséder une belle maison, une jolie voiture, d’être honoré à la place d’un autre. Ce désir de ressemblance fait de la personne, un homme ou une femme potentiellement violent(e), s’il ne trouvera aucune possibilité à le combler.

D’ailleurs, dans un monde où on accorde tant d’importance aux choses matérielles, où l’on fait le culte du paraître que de l’être, la violence provoquée par l’envie de satisfaire ses désirs est un fait indispensable à la culture humaine. De plus, elle ne consiste pas à contraindre seulement l’autre, ça résulte également du fait qu’on soit capable de construire une mauvaise idée sur une personne et d’agir en conséquence. Or, cette idée peut provoquer la personne à exercer une violence sur elle-même, voire sur ses proches. On ne peut compter combien de cas de suicides enregistrés suite à un mauvais comportement, un jugement haineux fait à l’égard de quelqu’un. Il n’y aurait que des chiffres approximatifs pour déduire le nombre de cas de violences meurtrières faites dans le monde, en raison d’un mensonge.

 

B.- La violence c’est ce qui est interdit par la morale et la loi:

La loi et la morale constituent les deux ordres fondamentaux qui guident la vie en société. Pour bien agir, nous sommes obligés de nous référer à la volonté de ces deux notions. Tandis que, l’ignorance de ces deux ordres constitue tout carrément de la violence. Il y a alors, la violence morale(I) et la violence faite à l’égard de la loi(II)

 

I.- La violence est ce qui est interdit par la morale.

L’homme est un animal politique, disait Aristote. C’est-à-dire qu’il est condamné à vivre en groupe et, par lequel lui est imposé un ensemble de règles non écrites qui constituent la morale. Chaque nation fait un classement de ce qui devrait être considéré comme bien ou mal. Ce qui peut être perçu comme bien dans une société, a tendance à être une négation dans une autre communauté, et ça arrive parfois dans deux régions de même culture. On se souvient du phénomène de tâtonnement chez les adolescentes dans certaines provinces en Haïti, cette pratique qui consistait à vérifier si les filles n’ont pas encore eu de rapport sexuel, en vue de les protéger contre les grossesses prématurées, tandis que dans d’autres villes, surtout dans la capitale, ce phénomène n’est pas vu de bon œil, on le considère comme une violence faite à l’égard des filles afin de les empêcher de se disposer de leur propre corps. À présent, cette pratique tant analysée dans les médias haïtiens et discutée dans certains espaces de réflexion, est graduellement banni puisqu’elle fait objet d’une violence qui est scrupuleusement interdite par la morale, qui revêt d’être un indicateur chez les individus. Si l’on mange du bœuf sans inquiétude dans de nombreux pays dans le monde, en Inde, par exemple, cet animal est qualifié de sacré.

 

II.- La violence est ce qui est condamné par la loi.

Ubi societas, ibis jus: Là il y a de société, il y a le droit, dit cette maxime juridique. La loi est la boussole de toute société dite morale, et devant guider les actions des dirigeants comme les dirigés. Ce corps de règles, la loi, devrait encadrer les valeurs morales existant déjà dans la société. Elle doit également présager certains principes qui condamnent des actes contraires à ses prescriptions. Cette abnégation constitue une violence contre la volonté populaire. Lorsqu’il y a une loi qui interdit l’avortement, peu importe l’ampleur des contradictions que ça peut entraîner du côté des acteurs civils, c’est le peuple qui l’interdit, car la loi revêt d’être l’expression de la volonté générale. C’est ainsi que, si la loi reste silencieuse sur certains faits décrits comme violence, cette notion prend en ce sens une posture subjective, donc il ne peut faire l'objet d’aucune sanction comme se veut le dicton: « Nullum crimen, nulla poena sine lege » (pas de crime, pas de peine sans loi). Les citoyens cybernétiques peuvent continuer à être arnaqués sur l’internet si le parlement refuse toujours de statuer sur ces cas. L’image de n'importe qui peut tourner en dérision, blasphémer sur le net. Pourtant, aucune violence n’est faite si aucune loi n’incrimine ce comportement. Ainsi, toute personne est libre et est en droit d’agir là où la loi reste muette.

 

En guise de conclusion, analyser le phénomène de la violence nous invite à canaliser les mauvais comportements des individus en vue de créer une société stable, qui devrait être avantageuse à tous. Réfléchir sur ce terme c’est d’envisager également une quête de bonheur collectif, tout en essayant de comprendre les enjeux qui en découlent.

 

 

 

 

 

JEAN FADENS CHERON

Staff COM-BDN

ÉTUDIANT / LECTEUR

TÉLÉPHONE: 3464-8852

E-MAIL: jeanfadenscheron11@gmail.com

 

 

VOIR :

 

  1. Dictionnaire de « La philosophie de A à Z, HATIER, Elisabeth Clément, Chantal Demonque, Laurence Hansen-Løve, Pierre Kahn »

 

  1. L’expérience de Stanley Milgram: https://youtu.be/6wjWS-91KeA?si=OU_fMcGznoloLZKR

 

  1. Quel est le rôle de la violence dans la culture humaine, René Girard: https://youtu.be/U9G_IdEdMvc?si=Qrx0ebl9obL4BA6v

 

  1. Entre théorie de la paix et continuum de la violence. Réflexion autour du concept de la violence structurelle, Catherine Flynn, Dominique Damant, Jeanne Bernard et Geneviève Lessard.







𝗗𝗲𝘂𝘅 𝘂𝗻𝗶𝘃𝗲𝗿𝘀 𝘀𝘂𝗿 𝘂𝗻𝗲 𝗺ê𝗺𝗲 𝗽𝗹𝗮𝗻è𝘁𝗲



Depuis que le monde est monde, l’être humain est comme obsédé par la hiérarchie. C’est deux univers sont séparés au début par une ligne imaginaire mais au fil des ans elle deviendra aussi solide que l’acier.


Qu’est-ce qui a motivé le renforcement de cette barrière qui les sépare ?

1- Les milieux

Les 4 coins du monde ne se ressemblent pas. L’endroit où l’on naît peut définir en grande partie de quelle côté de la frontière on sera.

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, ce ne sont pas que dans les pays pauvres qu’on trouve des personnes qui n’ont pas la possibilité de subvenir à leurs besoins, c’est aussi le cas même dans les pays les plus riches.

À cause de la cherté de la vie, ils se trouvent dans de mauvaises conditions. Prenons le cas de la Californie, Etat des États-Unis, où plusieurs personnes vivent dans des voitures à cause des logements trop chers selon un reportage de « Investigations et Enquête ». Des problèmes de santé, des coups durs (comme des arnaques ou des faillites), sans oublier les addictions, en sont les principales causes. Ce n’est pas seulement la vie du quotidien qui est rude, la loi l’est aussi. Nous sommes encore aux ÉTATS-UNIS, mais cette fois-ci en Virginie où la loi autorise les expulsions après 5 jours de retard de loyer. Un propriétaire a le droit de porter plainte, après l’avertissement, le locataire a une semaine pour trouver l’argent pour payer le loyer. Les expulsions peuvent être un obstacle qui empêche les gens de trouver un nouveau logement. En moyenne 6300 personnes sont expulsées en Amérique. Tous ces facteurs peuvent nous faire basculer de l’autre côté de la barrière.

2- l’économie

L’économie est un facteur clé qui a renforcé cette barrière au fil du temps. Il étend la frontière entre les pays, les séparent en pays riches et pauvres pauvre.

Ce qui permet la croissance économique de certains pays sont : l’innovation technologique, les investissements dans le capital physique et humain, un faible niveau d’inflation, la stabilité politique et l’existence d’une économie de marché. D’après w.w.w.imf.org

Mettons l’accent sur c’est deux thèmes : l’inflation et l’investissement en capital physique et humain

A- C’est quoi l’inflation ?

L’inflation c’est le taux d’augmentation des prix sur une période donnée. En général il s’agit d’une mesure assez large telle que la hausse globale des prix ou du coup de la vie dans un pays. Selon w.w.w.imf.org.

L’inflation n’est pas innocente dans la construction de la frontière car c’est un couteau à double tranchant. D’un côté, elle peut réduire le pouvoir d’achat des ménages et rendre plus difficile, pour les gouvernements, de rembourser leur dette. D’un autre côté, elle peut stimuler la croissance économique en encourageant les investissements et la production.

D’après  https://www.igefi.net dans son article paru le 30/09/23 ayant pour titre Les conséquences de l’inflation.

B-L’investissement en capital physique et en capital humain

Le capital physique est constitué de ressources fabriquées par l’homme et utiliser dans la production de biens et de services. Le capital humain correspond à l’ensemble des connaissances, conférences et conditions de santé que les individus accumulent tout au long de leur parcours pour devenir des membres productifs de la société. Malgré tout les avantages qu’offre l’investissement en capital physique et humain beaucoup de pays sont occupés par les problèmes de famine, les crises politiques, l’insécurité, la sécheresse, la pauvreté croissante et donc elles ne peuvent pas investir dans le capital humain et physique

Peut-on détruire ce “MUR” qui les sépare ?

Selon moi, penser qu’on peut la détruire n’est qu’un stupide fantasme, car la plupart des gens ne font que condamner les riches et ignorer les pauvres. Certes nous avons vu les points de vue scientifique de l’origine de cette barrière mais depuis que le monde est monde c’est la jalousie, l’égoïsme, le manque de compréhension en gros ce qui résume l’être humain qui est le fondement même de ce mur.

Toutes les personnes on le devoir d’aider les plus pauvres mais peu le font. Nous devrions prendre exemple sur les différentes association à but non lucratif, comme le resto du cœur qui a pour but d’aider et apporter une assistance bénévole aux personnes démunies, notamment dans le domaine alimentaire par l’accès à des repas gratuits, et par la participation à leur insertion sociale et économique, ainsi qu’à toute action contre la pauvreté sous toutes ses formes, ou encore Delivering Good  qui s’associe à des entreprises des secteurs de la maison, de la mode et de l’enfance pour offrir des dons de produits à ceux qui en ont besoin. Depuis 1985, ils livrent des vêtements, des livres, des chaussures, des articles d’ameublement et des accessoires à des familles aux États-Unis et dans le monde.

Mais il y a aussi des personnes qui ont lutté contre la pauvreté comme l’Abbé Pierre Coluche et Sœur Emmanuelle

Si chacun de nous suivait ces exemples chaque jour et pas seulement occasionnellement, notamment à NOËL, nous pourrions non pas détruire ce “MUR” mais l’affaiblir.

Les plus démunis ont besoin de notre aide pour remonter la pente. Sans elle, ils seront de plus en plus rejetés et seront seul dans leurs propres univers de misères. Enfin de compte l’arme la plus puissante contre ce ”MUR” c’est la bonté humaine.

Cyarra SAINT HILAIRE, Membre du club de débat de Bourdon




𝗕𝗗𝗡 : 𝗗𝗲𝘃𝗿𝗮𝗶𝘁-𝗼𝗻 𝗿é𝘁𝗮𝗯𝗹𝗶𝗿 𝗹𝗮 𝗽𝗲𝗶𝗻𝗲 𝗱𝗲 𝗺𝗼𝗿𝘁 𝗲𝗻 𝗛𝗮ï𝘁𝗶 ?

 


Le samedi 13 avril 2024, de 13h à 16h, le Club de Débat de Bourdon a eu une séance de travail vraiment très intéressante.

On a commencé par une discussion autour de la manière d’interpréter un énoncé. Comment bien l’examiner pour déterminer avant toute chose s'il porte sur une question morale, philosophique, esthétique etc. repérer les mots-clés, examiner la formulation de l'énoncé et identifier le thème.

Ensuite on a eu des débats ouverts autours de divers énoncés dont le plus marquant était : « Le rétablissement de la peine de mort en Haïti ». Les partisans du rétablissement de la peine de mort ont mis en avant l'argument de dissuasion, affirmant que la menace de la peine capitale pourrait décourager les crimes graves tels que les meurtres et les enlèvements, qui ont affligé la société haïtienne ces dernières années. Ils ont souligné la nécessité d'une justice punitive pour restaurer un sentiment de sécurité et de stabilité dans le pays.

En revanche, les opposants à la peine de mort ont fait valoir plusieurs arguments. Ils ont souligné que la peine capitale ne dissuade pas nécessairement la criminalité, comme en témoignent les données de nombreux pays où elle est en vigueur. De plus, ils ont mis en lumière les risques d'erreurs judiciaires irréparables et le caractère inhumain et archaïque de cette forme de punition. Certains ont également plaidé en faveur de solutions alternatives, telles que le renforcement du système judiciaire et des réformes carcérales.

À la fin du débat, aucun consensus clair n'a été atteint sur la question du rétablissement de la peine de mort en Haïti. Cependant, le dialogue ouvert et respectueux a été salué comme un premier pas important vers une compréhension mutuelle et une recherche de solutions constructives pour relever les défis de la criminalité et de la justice dans le pays.

Puis on a eu un exercice qui nous permet de construire des idées pour des sujets surprises. Pour ce faire, les débatteurs devaient interpréter et défendre des sujets donnés par l’assistance, un excellent moyen de mettre en pratique ce que l’on a appris au début de la séance. 

Et enfin on a terminé par les précieux conseils du moniteur M. Alfred Désir sur les relations des adolescents avec leurs parents. En effet, il nous a appris que si les relations entre les adolescents et leurs parents sont souvent complexes et marquées par une dynamique de pouvoir en constante évolution, la communication ouverte et le respect mutuel sont essentiels pour cultiver des relations saines et harmonieuses entre les adolescents et leurs parents.

En conclusion, comme à son habitude la séance de ce samedi s’est déroulée dans la joie et la bonne humeur et a été un moment riche en apprentissage pour les jeunes. Tout ça dans une atmosphère de tolérance, d’harmonie er de convivialité.

Fritz André CLÉSIDOR,

Responsable communication adjoint du Club de débat de Bourdon




𝗕𝗗𝗡 : 𝗥𝗲𝗺𝗶𝘀𝗲 𝗲𝗻 𝗾𝘂𝗲𝘀𝘁𝗶𝗼𝗻 𝘀𝘂𝗿 𝗹𝗮 𝗽𝗼𝗹𝘆𝗴𝗮𝗺𝗶𝗲


 

Le samedi 06 avril 2024, de 13h à 16h 30, le Club de Débat de Bourdon a eu une séance de travail vraiment très intéressante.

On a commencé par une discussion autour d’un sujet vraiment important à savoir « Le développement des institutions démocratiques est plus important que la promotion du développement économique ». En effet, certains participants ont souligné que des institutions démocratiques solides sont essentielles pour garantir la participation citoyenne et la protection des droits, ce qui constitue la base d'une société juste et équitable. D'autres ont soutenu que le développement économique est une priorité car il peut améliorer les conditions de vie des citoyens et réduire les inégalités. Cependant, certains ont fait valoir que sans institutions démocratiques fortes, le développement économique risque d'être inéquitable et de bénéficier uniquement à une élite. En fin de compte, la plupart des participants ont convenu que les deux aspects sont importants et complémentaires. Ils ont souligné l'importance d'un équilibre entre le développement des institutions démocratiques et la promotion du développement économique pour assurer un progrès durable et inclusif.

Ensuite on a eu un exercice intitulé « Au pays des arguments fallacieux » dont l’objectif était de donner aux débatteurs un moyen amusant de comprendre et de créer des arguments fallacieux.

Puis on a travaillé autour du sujet : « Infidélité et rupture conjugale : faudrait-il légaliser la polygamie ? ». On a eu deux groupes qui défendaient des positions opposées, essayant chacun de prouver si oui ou non la légalisation de la polygamie peut constituer un remède contre l’infidélité et la rupture conjugale.

Et enfin on a eu une remise en question générale sur la polygamie...

En conclusion, comme à son habitude la séance de ce samedi s’est déroulée dans la joie et la bonne humeur et a été un moment riche en apprentissage pour les jeunes. Tout ça dans une atmosphère de tolérance, d’harmonie er de convivialité.

Fritz André CLÉSIDOR,

Responsable communication adjoint du Club de débat de Bourdon




✨ Une journée de détente au Club de Débat de Bourdon ✨

  Le samedi 27 juin 2026, le Club de Débat de Bourdon a organisé une journée récréative à la Fondation Toya. Rassemblant 73 participants, ce...